Edito
du BH 562 - le CTS Coordonnateur
Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle
« se casse » :
Depuis quelques années les calendriers sportifs pour la natation course
se sont étoffés : ils sont de plus en plus fournis….Nous
nous retrouvons ainsi face à pléthore de compétitions
de natation. Et ce depuis notamment qu’ont été mis en
place des programmes et règlements sportifs qui se « distinguent
» suivant la catégorie d’âge à laquelle appartiennent
nos sportifs et jeunes champions en herbe, mais également et surtout
depuis l’introduction de programmes « adaptés et différents
» en fonction du niveau sportif de nos nageurs…..c’est à
dire de leur appartenance à une « série ».
Vous savez cette règle qui devait permettre à nos sportifs de
nager en fonction de leur niveau avec des nageurs possédant le….même
niveau globalement de performances.
Mais ces programmes et calendriers, je le pense aussi, se sont considérablement
développés « grâce » à la professionnalisation
de l’encadrement au sein de nos clubs FFN…..Ou plutôt «
à cause » de cette professionnalisation lorsqu’il s’agit
de l’encadrement de nos plus jeunes catégories d’âge.
Jadis, c’est à dire il y a une vingtaine d’années,
nous avions des compétitions organisées à l’échelle
des départements (parfois des régions) et tout le monde avait
la possibilité d’y participer, et ce quel que soit son niveau
mais aussi quel que soit son âge. Les entraîneurs, à cette
lointaine époque, étaient souvent « bénévoles
» et entraînaient bien souvent « tous les niveaux et tous
les âges », et ce dans les mêmes conditions, c’est
à dire dans les mêmes lignes d’eau et surtout sur les mêmes
créneaux d’entraînement (généralement entre
20h00 et 22h00 le soir et parfois à 15 voire 20 nageurs par ligne d’eau,
et en bassin de 25m il va sans dire…).
Que de chemin parcouru depuis cette très lointaine époque.
Aujourd’hui, nos cadres sont « salariés » et ils
se sont « spécialisés » dans la formation, dans
le développement des pratiques, et souvent tous même dans le
haut-niveau.
Et beaucoup pensent que le haut-niveau concerne « tous les niveaux »
et « tous les âges ». On peut ainsi affirmer être
l’entraîneur d’un « nageur de haut-niveau départemental
» et/ou d’un « nageur de haut-niveau benjamin ». Ce
qui n’était pas possible avant, dans cette lointaine époque,
puisque les nageurs de « haut-niveau départemental » nageaient
avec les nageurs de haut-niveau national (voir plus), et les benjamins évoluaient
la plupart du temps avec les seniors.
Mais aujourd’hui tout est possible, comme affirmer être l’entraîneur
d’un nageur de « haut-niveau minime 1ère année »
ou alors de « haut-niveau mais seulement minime 2ème année
»…..mais à un « haut-niveau départemental
» seulement ….à moins que ce ne soit de « haut-niveau
régional », ou encore de « haut-niveau interrégional
»…ou bien de « haut-niveau de zone »…..et parfois
même de « haut-niveau national »…..mais malgré
tout assez rarement « de haut-niveau international »…..
Tout cela « grâce » à la professionnalisation de
nos cadres et à la séparation des niveaux et des catégories
: Quel bonheur !
Ce week-end, je suis allé voir ma fille « de haut-niveau départemental
benjamine » nager dans une compétition de haut-niveau départemental….réservée
aux benjamins 1ère année, mais aussi aux benjamins 2ème
année….. de « haut-niveau il va de soit.
Je crois même qu’il s’agissait d’un championnat départemental
par année d’âge….et non par catégorie d’âge.
Dis compère, compère qu’as tu vu ?
J’ai vu, mais j’ai surtout entendu plein de choses : Par exemple
et pour la énième fois cela :
« Il faudrait proposer des équipes inter-clubs minimes à
quatre nageurs et non six, et des inter-clubs benjamins à six au lieu
de quatre…..car ce n’est pas toujours possible de composer une
équipe de 6 nageurs en minimes…. ».
« Ma nageuse est crevée, tu comprends elle en est à sa
9ème compétition en 12….semaines…..Et puis elle
risque d’être retenue dans la sélection départementale….Et
puis elle devrait nager à la petite Vittel Cup ainsi qu’au meeting
de classement….»….
« Tu penses que c’est intéressant de nager avec une combinaison,
cela fait vraiment gagner du temps »….
J’avoue être rentré chez moi un peu dépité…..
et perplexe…. mais rassuré tout de même que ma fille ne
soit pas de « haut-niveau », mais seulement d’un «
bon niveau », sans combinaison, sans petite Vittel Cup ou autre Meeting
de classement en tête, bien que sélectionnée au sein de
l’équipe départementale pour participer à la coupe
Alex Jany, avec « seulement » quatre compétitions sur lesquelles
elle a participé au cours de 12 dernières semaines….Et
sur le trajet du retour elle évoquait déjà ses chances
de figurer dans l’équipe minimes de son club l’an prochain,
sans s’inquiéter du niveau de série qu’elle serait
en capacité de pouvoir atteindre d’ici la fin de la saison…..
J’ai alors pensé que ma fille n’était pas une «
cruche », et que finalement comme elle n’allait pas aussi souvent
que cela à « l’eau », il y avait peu de risque que
(rapidement) elle … « se casse »….
Je me suis senti donc rassuré, pensant après tout que les calendriers
et programmes sportifs représentent une possibilité de choix
de compétitions, et non une obligation de participer à toutes
les compétitions ouvertes à un nageur fut-il de « haut-niveau
benjamin » .
Il est vrai que ce choix s’opérerait plus facilement, si comme
jadis, nos entraîneurs « pro » entraînaient tous les
niveaux et tous les âges, histoire de mieux percevoir ce qu’est
« LE » haut-niveau, et surtout à partir de quel âge
il est vraiment possible de prétendre réellement y accéder.
Alors « Bon choix Mesdames, Bon choix Mesdemoiselles, bon choix Messieurs
», et un grand merci de bien vouloir penser à l’avenir
de « nos » enfants, en faisant parfois preuve d’un peu plus
d’humilité…
Thierry JAMET – CTS Coordonnateur de Natation (de tous les niveaux).
Edito du BH 561 - le Trésorier Adjoint
L’ASSURANCE LICENCE
Lors de la dernière émission « SANS AUCUN DOUTE » produite par TF 1, son présentateur
vedette Julien COURBET est intervenu en faveur d’un téléspectateur, victime
d’un accident de sport, survenu à l’occasion de sa participation à un match
de pelote basque. Il s’agissait de « défendre » (avec toute la véhémence orientée
caractéristique des intervenants) le cas de cette personne, NON LICENCIEE,
ayant reçu un coup de raquette sur la tempe, le coup étant porté par son co-équipier.
Il en résulte une situation financière délicate, suite à son incapacité de
travail, avec une invalidité permanente partielle probable dont le degré est
à déterminer par expertise médicale.
Dans ce cas, et à juste titre sur le plan légal, la victime ne peut prétendre
à indemnisation de ses divers préjudices car la responsabilité du joueur,
auteur des faits, ne peut-être recherchée (bien que licencié régulièrement
au club organisateur).
Egalement aucune action possible auprès de la fédération, la victime n’étant
pas licenciée au moment des faits, donc ne pouvant prétendre bénéficier des
garanties souscrites auprès de son assureur.
Devant ce cas « malheureux », et sous la pression médiatique, afin de trouver
une solution amiable de ce litige, la fédération, en accord avec son assureur,
ont convenu de considérer que le joueur aurait accepté de souscrire une licence
avec les indemnités contractuelles régulièrement accordées si une telle proposition
lui en avait été faite.
En conséquence, considérant qu’il y avait acceptation, l’assureur interviendra
à titre commercial en garantie dans les limites de son contrat (capital invalidité
et frais médicaux).
Mais la question que nous devons nous poser est la suivante : Que
serait-il survenu à défaut d’acceptation par les parties de cet arrangement
amiable.
Deux actions étaient à envisager :
- Une action en justice à l’encontre du Président du club du fait du manquement
à ses obligations légales (se reporter à mon précédent courrier de novembre
2001 paru dans le bulletin).
En effet, le Président et/où son représentant, à une obligation (entre autres)
d’informer ses adhérents sur la nécessité de souscrire une/des garanties contractuelles
suffisantes.
- Une action à l’encontre de l’assureur afin de rechercher la responsabilité
du club en tant qu’organisateur pour les préjudices survenus entre ses membres.
Devant cette action en justice (sur la base du Décret d’application 93-392
du 18/03/1993) il est probable que la victime avait une très forte probabilité
d’obtenir satisfaction en réparation de ses différents postes de préjudice
(nettement supérieur aux garanties contractuelles).
En conséquence l’assureur, au titre de son contrat de responsabilité civile,
serait intervenu totalement ou partiellement en indemnisation tout en conservant
une possibilité d’action en remboursement auprès du Président au
titre de ces manquements face à ses obligations légales (manquement grave
à ses devoirs d’information, de proposition et de conseil).
Conclusion : Quoi en retenir pour espérer éviter une telle action et se retrouver
dans l’obligation d’indemniser une victime sur ces deniers personnels
et ainsi mettre en péril son patrimoine personnel.
LICENCIER CHAQUE ADHERENT (participants ou pas
à des compétitions, la législation est la même).
Certes, cette décision de gestion de vos adhérents ne saurait vous dégager
de vos obligations mais aurait au moins le mérite d’en atténuer totalement
ou partiellement les conséquences.
Bien entendu je me tiens à votre entière disposition pour en débattre avec
vous et votre bureau.
Edito du BH
560 - le Président
Le POIDS des MOTS
Le poids des mots, dans le contexte d’une phrase, peut dénaturer la compréhension,
le sens, la perception et l’entendement des propos exposés. La teneur des
termes utilisés peut devenir un raisonnement de propositions contradictoires
pouvant créer des situations équivoques, l’ambiguïté, l’imprécision, l’incertitude.
Ce dilemme peut générer des alternatives de bien, de mal, de chaud, de froid,
de diktat, d’indifférence, mais surtout de faire naître le doute, diviser.
C’est pourquoi savoir, connaître et appliquer la bonne méthode, communiquer
pour « Etre écouté, Etre compris et Convaincre » est d’une importance capitale.
C’est pourquoi, le dessein, le but pour le vrai dirigeant désintéressé est
de tenir ses engagements, ne pas se contredire, d’être crédible, honnête
et objectif, intègre, de faire ce que l’on dit, sans pour autant dire tout
ce que l’on fait.
Edito du BH
559 - le Secrétaire Général
FONCTIONNEMENT
Nommé secrétaire général du comité de natation du
LR, je viens par la présente vous montrer notre dessein, ma motivation et vous expliquer le mode de
fonctionnement que je veux mettre en place afin que la natation régionale
évolue pour le bien de tous.
Notre dessein, mon ambition sera de fédérer les clubs avec la politique
du comité régional. Une politique définit, discutée et comprise de tous.
Je vais être et je me dois d'être à l'écoute des clubs et ce dans tous les
domaines.
Je suis près à débattre et discuter avec n'importe qui, mais à condition
toujours d'aller de l'avant. Le passé ne m'intéresse pas.
Notre et mon enjeu, c’est pour cela que nous sommes élus, sera de développer
de bons outils et être capable de produire ce qu’on attend de nous.
Les directives doivent être claires et les cadres définis.
Notre er mon principe d’action sera :
on avance, on évalue, on corrige, on rend compte.
La réalité doit guider nos actions.
Afin de mettre en oeuvre les projets fédéraux tout en se gardant de notre
politique régionale, des commissions ont été crées (voir liste en annexe).
Des président ont été choisis et des membres seront désignés pour travailler
à la réalisation des objectifs définis.
Après avoir identifier les missions et les rôles de chacun, chaque président
élaborera sa stratégie comme bon lui semble. Le but est d’arriver aux résultats
demandés.
Je contacterai chaque commission à travers son président tous les 2 mois
afin de faire le point et de rendre compte du travail effectué. Une rencontre
physique tous les trimestres permettra d’établir un bilan. Lors de ces rencontres,
nous devrons :
- analyser ce qui a été fait et reste à faire
- prendre en compte éventuellement des nouveaux éléments
- étudier la stratégie mise en place et la redéfinir si besoin
- rendre compte du réalisé au comité directeur et à chaque président de
club.
J’attends donc beaucoup de chaque président de commission ainsi que de chaque
membre.
Travaillez toujours en pensant aux nageurs, cadres, dirigeants et bénévoles.
Ne confondez pas difficulté avec négatif.
Avancez tous dans la même direction, en étant en adéquation, même si tout
n’est pas parfait, pas prêt, le principal est de donner le meilleur de soi
même.
Laissons les esprits grincheux, travaillons en corrigeant nos erreurs, ne
soyons pas entêtés et soyons à l’écoute.
Nos objectifs sont clairs, nous sommes tous impliqués.
Le comité régional de natation associé à tous ses licenciés doit être le
grand gagnant.